STAGE- réflexion prospective sur l'agence de l'eau Loire Bretagne (H/F)

Type de contrat
Stage
Agence
Loire Bretagne (AELB)
Filière
Animation territoriale
Localisation
Orléans
Date de fin de publication
03-07-2026
Référence
AELB_2026_Stage_DG
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Sujet : Appui à la direction générale de l’agence de l’eau Loire-Bretagne dans le cadre d’une réflexion prospective sur l’agence de l’eau

L’agence de l'eau Loire-Bretagne établissement public de l'Etat sous la tutelle du ministère en charge de l'environnement a pour mission la protection et la gestion partagée de la ressources en eau, la restauration des milieux aquatiques et de la biodiversité.

              Notre ambition : sauvegarder et reconquérir la qualité de l’eau et des milieux aquatiques et contribuer à la préservation de la biodiversité dans un contexte de changement climatique

300 collaborateurs

engagés aux côtés des élus et des usagers de l’eau collectivités, agriculteurs, entreprises et associations

 12e programme d'aides (2025 - 2030) : 2,43 milliards €

- Financer les projets liés à l’eau
- Améliorer la qualité de l’eau
- Préserver les milieux aquatiques
- Accompagner les territoires
Couvre 28 % du territoire métropolitain
      Orléans (siège),Clermont-Ferrand, Le Mans, Nantes, Poitiers, Saint-Brieuc. 

 


Durée : de 4 à 6 mois
Période :  d’octobre 2026 à mars 2026 (ajustement possible de 1 ou 2 mois)
Lieu : Orléans (45)
Date limite de candidature : 03/07/2026



MISSION DU STAGE :
Compte tenu d’un contexte en constante évolution, l’agence de l’eau Loire-Bretagne souhaite s’inscrire dans une démarche pro-active et construire une vision prospective de son évolution à un horizon suffisamment lointain (20 à 25 ans). Ce travail prospectif permettra d’alimenter un travail collectif interne à l’agence, avec un triple objectif : projeter la communauté de travail dans un avenir probable, pour mieux s’y préparer et réinterroger le sens de la mission ; identifier les adaptations et les changements éventuels que cela impliquerait dans les modalités de travail ; partager cette projection avec les partenaires.

La mission s’insèrera dans cette démarche et portera principalement sur la phase de construction de scénarios prospectifs.
Elle sera articulée autour de deux grandes étapes :

ETAPE 1 : Un « diagnostic » permettant d’identifier les variables clés déterminantes pour analyser les évolutions futures de la politique de l’eau dans le bassin Loire-Bretagne. Les défis listés dans le paragraphe précédent apportent d’ores-et-déjà un certain nombre d’éléments utiles à cette phase, qu’il conviendra de préciser et de compléter. Les champs concernés pourront par exemple couvrir les thématiques du financement de la politique de l’eau, des modalités de gouvernance à l’échelle bassin et à l’échelle locale, de l’impact des innovations technologiques, des enjeux sociétaux autour de la santé, de l’alimentation …).
ETAPE 2 : Sur la base des variables clés recensées, la construction de 3 ou 4 scénarios, 1 scénario dit tendanciel, et 2 ou 3 scénarios dits de rupture.


CONTEXTE DU STAGE :

Les agences de l’eau ont 60 ans d’existence.

Elles constituent une pièce essentielle du modèle de gouvernance de l’eau français, qui a largement inspiré la directive cadre européenne sur l’eau et de nombreux pays partout dans le monde. Les agences de l’eau sont clairement identifiées dans le paysage institutionnel, administratif et politique de leur bassin respectif. Au-delà de leur rôle majeur de financement de projets, elles sont des partenaires et des interlocuteurs techniques naturels des acteurs de l’eau (collectivités territoriales, agriculteurs, industriels, services de l’Etat, associations de protection de la nature…).  

Ce fonctionnement est aujourd’hui challengé par une somme de défis dont l’intensité est sans doute inédite :

  • Effets du changement climatique avec des impacts d’ores-et-déjà observés sur la biodiversité aquatique et sur la disponibilité de la ressource pour répondre aux besoins des usagers (eau potable, industrie, irrigation…) ;
  • Montée en puissance dans le débat public des impacts des pollutions par les PFAs, les métabolites, les microplastiques, le cadmium… ;
  • Demande de financement de la politique de protection de la biodiversité, se traduisant par un élargissement de leur périmètre d’intervention au-delà des milieux aquatiques ;
  • Demande d’apporter une plus grande contrepartie française à la politique agricole commune ;
  • Demandes d’accompagnement financier des acteurs très largement supérieure aux disponibilités de l’agence face à l’ampleur des altérations pour agir dans le domaine du grand cycle de l’eau (opérations portant sur les cours d’eau et leur bassin versant pour maintenir ou améliorer l’état des milieux aquatiques, pour diminuer les pollutions issues des activités anthropiques, pour répondre aux besoins en eau des usagers) ;
  • Collectivités qui font aujourd’hui face à un mur d’investissement pour s’équiper ou renouveler leurs infrastructures « petit cycle » (services AEP et assainissement) ;
  • Explosion du nombre de missions d’inspection, d’auditions et de rapports parlementaires, d’enquêtes de la Cour des comptes, etc., qui, s’ils confortent les agences, témoignent à la fois d’un besoin de mieux expliquer la gouvernance de l’eau, d’en interroger son modèle de financement et de prendre en compte les attentes des différents acteurs

Ces défis sont particulièrement prégnants pour le bassin Loire-Bretagne qui cumule de nombreuses spécificités (voir encadré).

Il s’agit d’un territoire principalement rural (83 habitants par kilomètre carré) et à forte dominante agricole (70 % de la superficie du bassin), avec une grande diversité de modèles d’un sous-bassin à l’autre (bovins-lait, porcins, grandes cultures, polyculture élevage ou encore vignobles).

· Le bassin comprend 6800 communes, dont 60 % sont éligibles aux aides « France revitalisation rurale » (pour mémoire, ce zonage est utilisé par l’État pour y diriger ses aides au développement des territoires ruraux les plus fragiles : la densité de population et le revenu disponible par habitant sont les deux critères utilisés pour la constitution de ce zonage).

· Le secteur industriel est très diversifié, constitué de quelques grandes filières d’intérêt stratégique national, fondamentales pour l'enjeu de souveraineté (agroalimentaire, métallurgie, production d’électricité, cosméto-pharma, papeterie, carrières, chimie, défense…) s’appuyant sur un important réseau d’entreprises diversifiées principalement de petite taille (TPE et PME), implantées pour une part notable en milieu rural.

· Le bassin qui abrite le quart de la production électronucléaire nationale et représente près de la moitié de l’eau de surface consommée en France à cette fin.

· Façade maritime la plus importante du territoire métropolitain où se concentrent, à l’interface terre-mer, des impacts environnementaux, sanitaires et économiques majeurs (marées vertes, biodiversité, sécurisation de l’eau potable, submersions marines, recul du trait de côte, productions marines…) ;

· Il s’agit du bassin qui présente le plus faible niveau de redevances par habitant et par kilomètre carré, comparativement aux autres bassins métropolitains, limitant d’autant les possibilités de financement de l’agence de l’eau

 

ENCADREMENT DU STAGE :
Le/la stagiaire sera affecté.e à la Direction Générale de l’agence de l’eau Loire-Bretagne.
Il/elle sera encadré.e par Hervé GILLIARD - Délégué aux relations extérieures et internationales – économiste   /   Valéry MORARD - Directeur général adjoint

Le stagiaire disposera de l’appui de l’équipe encadrante au sein de la direction générale tout au long de la mission. Pour mener à bien la mission, il recensera les principales sources existantes en matière de prospective eau et en prendra connaissance pour mieux définir les contours du travail de prospective (à titre d’exemple et d’information, voir la démarche Loire-Bretagne 2050 menée par le Comité de bassin Loire-Bretagne[1], ou encore la démarche en eau – prospective territorialisée à l’horizon 2050 menée par le Haut-commissariat à la stratégie et au plan[2]). Il devra par ailleurs conduire des entretiens auprès de collaborateurs de l’agence et de ressources externes sélectionnées par les soins de l’équipe encadrante. Il pourra enfin être associé à des réunions de travail réunissant les membres du comité de direction de l’agence.

A noter qu’il bénéficiera d’un appui important dans la phase de « diagnostic » et d’identification des variables clés, de manière à disposer d’un temps adapté pour la phase de construction des scénarios.


PROFIL RECHERCHE :

  • Domaines environnement, gestion de l’eau, ingénierie
  • Formation : Sciences sociales (M2 Science politique / Economie / Géographie) / Ecoles d’ingénieurs (bac + 5)


INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES :
Gratification : 4,50 € / heure (sur la base de 35 heures / semaine)
Prise en charge des abonnements de transports en commun à hauteur de 75%

Dossier de candidature : CV et lettre de motivation

Le poste est ouvert aux personnes en situation de handicap. Les locaux sont accessibles à des personnes à mobilité réduite

 

 

 

 

 

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